Monsieur le préfet, la balle est dans votre camp !

Toulouse, le 24 juin 2008
mardi 24 juin 2008

Le Préfet de la Haute Garonne a ordonné Jeudi 20 juin l’expulsion vers l’Algérie d’un père de famille laissant à Toulouse son épouse et leurs 5 enfants. La justification donnée par le Préfet pour séparer cette famille est qu’il y avait eu, suite a l’arrestation de ce père de famille, une décision de justice a laquelle il ne pouvait s’opposer. Le procureur de la République a décidé de classer l’affaire et d’ordonner un simple rappel à la loi.

La préfecture a choisi dans cette triste affaire de jouer le pire dans la précipitation et installé le drame pour cette famille. On appréciera particulièrement l’attitude du préfet qui, au cours d’une rencontre récente avec le Réseau Education Sans Frontières se dit prêt au dialogue pour étudier la situation des familles sans papiers et, quelques jours après, choisit de laisser exécuter froidement une procédure dont la "tonalité particulièrement humaniste et soucieuse de la dignité des personnes" nous laisse perplexe.

En effet, arrivée en France en 2006, la mère de famille est immédiatement considérée comme Française par la Préfecture de la Haute-Garonne qui lui délivre une carte d’identité et un passeport ; elle est née à Paris avant la guerre d’Algérie. Elle réunit en France le reste de sa famille. Les enfants sont scolarisés et les parents travaillent jusqu’à ce que la préfecture se rende compte qu’elle a commis une erreur. Mme restitue alors les documents d’identité français qui lui avaient été donnés et l’administration, consciente des conséquences de son erreur lui propose de déposer une demande de titre de séjour, lui remetant immédiatement un récépissé l’autorisant à travailler. Pourtant, 1 an et demi plus tard, une décision de refus de séjour et obligation à quitter le territoire sera prise contre les deux parents, leur supprimant ainsi le droit de travailler et de rester en France.

Considérant que la préfecture est responsable de cette situation, ce que confirme le Secrétaire Général dans ses déclarations à la presse, nous demandons à M. le Préfet de la Haute Garonne de procéder à la régularisation de l’ensemble de la famille dans les plus brefs délais afin qu’elle puisse être à nouveau réunie à Toulouse.

RESF 31 demeure particulièrement vigilant et mobilisés, considérant que l’attitude de la préfecture de la Haute Garonne lors de cette affaire marque une rupture par rapport aux engagements de dialogues pris quelques temps auparavant et constitue une grave dérive des comportements administratifs qui augure mal des mois qui viennent dans notre ville.


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